Dimanche 24 août
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The Last Samurai
Grande épopée romantique à l'américaine. Tom Cruise n'est pas si mauvais, les paysages sont
magnifiques.. A la fin du film je n'ai pu me résoudre à débattre de l'absurdité du combat de ces guerriers...une attitude que je trouvais très masculine.
Pour commencer le héros occidental ne s'appelait pas Nathan, n'était pas américain mais français...caractéristique très française on n'aime pas trop
la monarchie.
Ensuite, notre ami tommy scientologue notoire n'a pu s'empêcher de faire le commentaire suivant: " J'ai été frappé par le "le code japonais du Bushido" (La voie
du Samouraï). Ce code parle de compassion, de responsabilité, d'intégrité, de loyauté, d'aider les autres ... Ce sont des valeurs éternelles auxquelles je m'identifie depuis vingt ans que je
pratique la scientologie". Tommy est l'un des producteurs et scénaristes de cette grande épopée romantique.
On a tout de suite une grille de lecture différente du film. L'interprétation suivante me semble
par conséquent plus que crédible "Algren est victime du syndrome de Stockholm, il passe de la peur à la fascination pour son
gourou, le chef samouraï, celui-là même qui l'a kidnappé. Ce qui est significatif, c'est qu'Algren accepte sans broncher que le samouraï en chef le méprise et le traite à son tour de
barbare. Katsumoto sait alors que la personnalité de l'Américain est brisée. L'endoctrinement peut commencer. "
Même si notre ami tommy a tenté une manipulation de la culture
samourai, ce post me donne l'occasion de me replonger avec délice dans la sympolique japonaise et son art délicat du haiku.
Les samourais s'identifiaient aux fleurs du cerisier. La fleur de cerisier ne reste pas accrochée à l'arbre jusqu'à
ce qu'elle se fane. Elle tombe dans tout l'éclat de sa beauté, de la même manière qu'un samouraïs imagine qu'il mourra au combat, à la fleur de
l'âge.
Le temps qui fait tomber les fleurs de cerisier et mourir les cigales en automne, est omniprésent dans la culture et la pensée asiatique. Ce passage du temps
qu’on ne veut pas accepter en Occident et qu’on combat en croyant l’annihiler ou du moins l’oublier, est au contraire célébré en Orient. Vivre est un rituel quotidien, et les haiku comme
l’art des jardins ou de la calligraphie sont des interventions de l’homme dans le cours de l’existence. Une façon de se glisser dans le mouvement perpétuel,
et d’y laisser sa trace sans altérer l’équilibre et l’harmonie du monde.
Publié dans : Cinema
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Par icegirl
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